Giovacchino Rossini Né à Pesaro en Italie le 29 février 1792 et mort à Paris le 13 novembre 1868. C'est à la demande du comte Alexis Pillet-Will, pour son épouse Louise, que Gioachino Rossini compose en 1863 dans sa maison de campagne de Passy, la Petite messe solennelle. Rossini a alors 71 ans et a officiellement pris sa retraite depuis 34 ans. Il adresse au « Créateur » une dédicace en forme de boutade : « Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis. » Sur la page de garde de son manuscrit, Rossini tient à préciser, avec la maîtrise du français qui était la sienne : « Petite messe solennelle, composée pour ma villégiature de Passy. Douze chanteurs des trois sexes, hommes, femmes et castrats seront suffisants pour son exécution, savoir huit pour les chœurs, quatre pour les solos, total douze chérubins. Bon Dieu, pardonne-moi le rapprochement suivant : douze aussi sont les apôtres dans le célèbre coup de mâchoire peint à fresque par Léonard, dit la Cène, qui le croirait. Il y a parmi tes disciples de ceux qui prennent des fausses notes ! Seigneur, rassure-toi, j’affirme qu’il n’y aura pas de Judas à mon déjeuner et que les miens chanteront juste et con amore tes louanges et cette petite composition qui est hélas! le dernier péché mortel de ma vieillesse » — Gioachino Rossini, Passy, 1863. Cette évocation d'un « péché de sa vieillesse », dont Rossini écrit que cette Petite messe solennelle serait « le dernier », renvoie à un ensemble de compositions diverses composées après son retrait de la scène et réunies sous le titre Péchés de vieillesse. L'œuvre est créée le 14 mars 1864 dans la chapelle privée de l'hôtel particulier du comte situé rue Moncey (9e arr.) avec Carlotta et Barbara Marchisio, Italo Gardoni et Luigi Agnesi en solistes et Albert Lavignac à l'harmonium, en présence, notamment, de Daniel-François-Esprit Auber, Giacomo Meyerbeer et Ambroise Thomas. La première audition publique a lieu un an plus tard, le 24 avril 1865 avec les mêmes interprètes. La réception de l’œuvre est partagée entre louange et désapprobation. Le critique musical Filippo Filippi, dans La Perseveranza ne tarit pas d'éloge : « Cette fois, Rossini s'est surpassé lui-même, car personne ne saurait dire ce qui l'emporte, de la science et de l'inspiration. La fugue est digne de Bach pour l'érudition. » En revanche, Giuseppe Verdi est beaucoup moins enthousiaste, comme il l'écrit au comte Opprandino Arrivabene le 3 avril 1864 : « Rossini ces derniers temps, a fait des progrès et a étudié ! Étudié quoi ? Pour ma part, je lui conseillerais de désapprendre la musique et d'écrire un autre Barbier. » Après sa création privée, la partition est rangée dans un placard d'où elle ne ressortira pas du vivant de son compositeur. Dans sa version d'origine, l'exécution de la messe requiert quatre solistes (soprano, contralto, ténor et basse), un chœur mixte, deux piano-forte et un harmonium, auquel se substitue parfois un accordéon, selon l'idée première de Rossini, mais jugé à l'époque de la création trop « populaire » pour un cadre religieux. Ce faible nombre d'exécutants contraste avec la dimension des formations utilisées à cette époque pour interpréter les grandes œuvres de musique sacrée. C'est ce qui a valu à cette messe le qualificatif de petite. En 1867, Rossini orchestre sa messe pour un effectif instrumental beaucoup plus important (2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 3 trombones,ophicléide, orgue et cordes) “ pour ne pas laisser à d'autres le soin de le faire “. Cette se conde version est créée, de façon posthume, le 28 février 1869 au Théâtre-Italien avec Gabrielle Kraus, Marietta Alboni, Ernest Nicolas et Luigi Agnesi en solistes. Les jugements sur les deux versions divergent. Certains musicologues expliquent que la version orchestrée est de nos jours préférée à l'originale ; d'autres expliquent que le piano donne tout son « mordant » à la version originale . Sources Wikipedia Direction Musicale Richard Beswick Hier, j’ai passé une journée très agréable. J’ai écouté l’enregistrent de la dernière spectacle de la Petite Messe Solenelle de Rossini qui avait lieu le 21 avril 2014. J’était surpris. J’avais demandé il y a quelques semaines à Josiane, choriste charger d’organisation de la section choral à Villeneuve sur Lot, s’il y avait des CD’s à faire pour les choristes, des œuvres qu’ils n’ont jamais pu écouter. Ça me donnerai quelque chose utile à faire pendant la confinement. Le Rossini était dans la liste, et j’avais les fichiers son sur mon disc dur. Ce qui m’a surpris est que je n’ai jamais ouvert les fichiers. Il faut faire un manipulation pour les lires. J’avais fait tous ces concerts, et tout suite j’ai oublié. J’avais un vague recollection que peut-être je n’était pas du tout content avec les concerts. Je me vois dire que j’aurais besoin de monter tout les différent bouts de tous les concerts, pour faire un cd raisonnable. Eh bien il a juste fallait d’attendre six ans. L’orchestre joue bien, un peu fort parfois mais les salles ou on joue sont très résonnant et trôp petit pour 25 musiciens. Les choristes connaissaient bien leur partie, et j’avais 4 excellent solistes. Marie Caroline est toujours avec nous et je ne suis pas le seule fan de sa voix. Constantin avait un programme trop plein pour nous revisiter, dommage, et Sandra et Benjamin, après le concert en juillet, sont parti dans d’autres projet. Je suis content d’avoir ces excellent solistes. |
Premier partie Cliquez sur les liens pour écouter 1 - Kyrie eleison - chœur 2 - Gloria in excelsis Deo - solistes et chœur 3 - Gratias - Trio pour contralto, ténor et basse 4 - Domine Deus - ténor solo 5 - Qui tollis - Duo pour soprano et contralto 6 - Quoniam - basse solo 7 - Cum Sancto Spiritu - chœur 8 - Credo - solistes et chœur 9 - Crucifixus - soprano solo 10 - Et resurrexit - solistes et chœur 11 - Prélude religieux - Ritornello 12 - Sanctus - solistes et chœur 13 - O salutaris Hostia - soprano solo 14 - Agnus Dei - contralto et chœur solistes: Marie Caroline Kfoury soprano, Sandra Mila mezzosoprano, Constantin Goubet Ténor, Benjamin Welsch Baryton Choeurs Soprano : Margaret Cross, Béatrice Deblache, Marie Pascale Magendie, Aurore Mercieca, Fran Milnes, Sandra Ruis, Mireille Rassow, Mireille Le Tiec, Carla Straters, Bénédicte Urvoy. Alto : Karola Bürcks, Jeanne Chartier, Véronique Ducasse, Martine Fries, Jacqueline Gasparini, Josiane Hamadi, Lydie Pravikoff, Judith Wood. Ténor : José Barragan, Neil Donohoe, John Massey, Martin Milnes, Vincent Minetto, Didier Simard. Basse : Georges Chartier, Anthony Comfort, Andrée Dwelshauver, Philippe Magendie, Jean-Luc Olivieri, Douglas Revell, Daniel Vaujou, Michaël Wood. Orchestre Violon I Ha Thahn Bertaux, Aurelie Bru, Camille Le Bail, Florence Liguori . Violon II Eloise Renard, Diego Crosnier Elizondo, Marion Joliot, Svetlana Lobanova, . Alto Marie Maillot De Corte, Hermine Péré-Lahaille. Violoncelle Julia Colmet Daâge, Raphael Stefanica, Justine Odasso. Contrebasse Thomas Julienne. Flûte Michael Kontogom Hautbois Marine Zubeldia . Clarinette Adrien Bernege, François Conratte. Basson Simon Graveson. Cor Paul Savalle. Trompette Sylvain Leclerc. Trombone Julien Donnay |